Votre jeune est AU BOUT DU FIL ?

L’attitude du parent envers son enfant qui se manifeste durant la fugue est l’un des facteurs pouvant favoriser le retour de celui-ci dans son milieu de vie. Il faut donc adopter les attitudes suivantes : 

  • Demeurer calme et avoir une attitude bienveillante, éviter les leçons et les blâmes ;
  • Être à l’écoute de son enfant et le laisser ventiler au besoin ;
  • Lui témoigner notre inquiétude et notre désir de le revoir rapidement ;
  • Rappelez-vous que la fugue n’a certainement pas été sa première option !

Assurez-vous de sa sécurité et de combler ses besoins de base

  • Il est possible que son enfant ne puisse pas parler en toute liberté, on privilégie donc des questions fermées (oui ou non) pour ce genre de situations.
  • « Es-tu en sécurité? … Peux-tu parler librement?… Peux-tu sortir d’où tu es? … Veux-tu qu’on aille te chercher?… » 
  • On peut également lui proposer un « code » à utiliser si elle ou il ne peut pas parler librement (p.ex. : « Si tu m’appelles et que tu ne peux pas parler, dis-moi le mot … introduire ici un mot que vous aurez défini avec le jeune ». ).
  • Lui demander s’il a des besoins de base non comblés et s’il a besoin de référence pour des ressources. (Il importe de se rappeler que la carence en besoins de base durant la fugue est souvent la première raison de retour de l’enfant.)
  • État de santé physique (sommeil, alimentation, médication en lien avec sa santé physique),
  • État de santé mentale (idées suicidaires, médication en lien avec sa santé mentale) ;

Attitude à adopter en tant que parent

  • Utilisez des questions ouvertes : « As-tu envie de parler de ce qui t’a amené à partir? »
    • Si votre enfant répond oui, regarder avec lui ce qui l’a poussé à partir et voir ce qu’il souhaiterait voir changer.
    • S’il refuse de revenir, afin de maintenir un lien de communication, lui proposer des rendez-vous téléphoniques. 

Attitude à éviter

  • Lui faire la morale. Ex. : Tu as fait tes choix, tu devras en assumer les conséquences.
  • Faire des promesses qu’on ne pourra pas tenir.

Si des informations pertinentes permettant de retrouver votre enfant sont recueillies, elles doivent être transmises au service de police.

Garder en mémoire que …

  • Si l’enfant appelle c’est qu’il a besoin d’être rassuré;
    • Vous souhaitez d’abord et avant tout maintenir ou recréer le lien;
    • S’assurer, tout au long de la conversation, de demeurer ouvert, attentif et respectueux;
  • Si votre jeune vous demande de l’argent
    • proposer des cartes-cadeaux «épicerie, vêtements, téléphonie mobile, etc ». C’est une façon de démontrer que vous vous préoccupez de son bien-être et souhaitez sa sécurité;
    • Suggérez des ressources communautaires (alimentation, vêtements, hébergement, soins de santé, etc.). En utilisant une phrase telle que « je comprends que tu ne souhaites pas revenir, mais tu peux trouver de l’aide grâce à… », vous favorisez le maintien du lien;

Pièges à éviter

  • Durant la conversation, soyez à l’affut d’indices plutôt que de demander directement « tu es où? »… Vous éviterez d’éveiller sa méfiance et de nuire à votre but qui est de localiser rapidement l’enfant;
  • Évitez que trop de gens de la famille et de l’entourage du jeune soient impliqués. L’enfant pourra alors se sentir plus confortable aux yeux de son entourage lors de son retour;
  • Laisser la fugue entacher de façon permanente votre relation avec votre enfant. Choisissez que la fugue devienne un déclencheur positif de changement entre vous.

au retour du jeune …