Ensemble, se SOUTENIR après la fugue

N’oubliez pas : le meilleur moyen d’éviter une nouvelle fugue est de trouver une solution aux problèmes mis en lumière lors de cette fugue-ci.

Actions à poser au retour de fugue de l’enfant.

Lorsque le jeune revient de fugue, il est important de : 

  1. L’accueillir en lui manifestant le fait que nous sommes soulagés et heureux de le voir revenir. (Si requis lui faire écouter le vidéo de David Goudreault.)
  1. Aviser les policiers (et tous les autres intervenants impliqués) du retour de fugue de votre enfant. 
  1. Évaluer s’il est en état de consommation et si nécessaire appeler le 811 ou les services d’urgence s’il ne va pas bien. 
  1. Voir avec lui si ses besoins de base sont comblés (faim, sommeil, hygiène) et s’assurer d’y répondre. 
  1. Aborder avec le jeune la question des risques pris en ce qui concerne sa santé.  (Ex : risque de grossesse, risque de ITSS-VIH, agressions sexuelles etc.)

Il est important que les sujet du risque de grossesse, d’itss-vih ou d’agression sexuelle puissent être abordés dès son retour de fugue. considérez qu’il y a des délais maximaux en lien avec les prélèvements en contexte d’agression sexuelle ou encore la médication en lien avec une grossesse potentielle non désirée.
 


Si vous n’êtes pas à l’aise d’aborder ces sujets avec votre enfant, vous pouvez faire appel à un tiers ou encore le service Info-social (811 option 2) ou Info-santé (811) afin qu’ils en discutent directement avec votre enfant. Si nécessaire, amener l’enfant à l’hôpital ou à la clinique afin qu’il reçoive des soins. 

La communication sera votre meilleure alliée pour sortir de l’impasse et prévenir d’autres fugues.

Discuter de la fugue avec votre enfant

  1. Déterminer un moment dans les prochaines heures pour discuter avec votre enfant. Il doit s’agir d’un temps où chacun est disposé. 
  1. Lors de la discussion, permettre à l’enfant d’exprimer ce qu’il a vécu pendant sa fugue. L’amener à ouvrir sur les motifs ayant causé sa fugue. Discuter des besoins que votre enfant a cherché à combler par sa fugue. Déterminer des solutions afin que votre enfant puisse combler ses besoins autrement. 

Lui poser des questions ouvertes : Ex : « Qu’as-tu voulu nous faire comprendre par ta fugue ? » – « Quels autres moyens aurais-tu pu prendre pour nous l’exprimer ? »

Si vous constatez que vous avez fait preuve d’un manque d’ouverture avant sa fugue, lui nommer et l’aviser que vous y porterez une attention particulière dans l’avenir. 

L’objectif de la rencontre est de mieux comprendre la situation plutôt que de chercher à punir ou blâmer l’enfant.

Choisir de faire de la fugue un tremplin vers une meilleure relation

Quelques obstacles possibles à la discussion

Mon enfant ne veut pas se raconter

Donnez-lui l’occasion de parler de ce qu’il ou elle a vécu pendant sa fugue. En ne voulant pas vous le raconter, c’est peut-être pour éviter de vous inquiéter.

Mon enfant souhaite parler à quelqu’un d’autre que moi

Les motifs auxquels vous pensez pouvant justifier sa fugue peuvent être différents des siens. L’important est de lui fournir l’occasion d’en parler ou de suggérer des ressources avec qui l’enfant pourra en discuter.

Je crains de ne pas être en mesure d’entendre certaines choses

Le récit de certaines activités de rue, telles que la consommation de drogue ou d’exploitation sexuelle, peut être très dur à entendre et à vivre pour un parent. Si vous croyez ne pas être en mesure de tolérer les réponses de votre jeune, évitez de poser des questions sur ces sujets et proposez-lui plutôt d’en parler avec quelqu’un d’autre.

Quoi faire si le retour est difficile à envisager pour le moment?

Parfois, au besoin, il est nécessaire d’offrir une alternative au retour à la maison.

Il peut être nécessaire de prendre une pause et un temps de réflexion avant que l’enfant ne réintègre la maison. L’hébergement de votre enfant chez une personne de confiance peut être un bon moyen le temps que tout le monde décompresse. Cependant, il est important de bien définir dès le départ la durée de cet hébergement ainsi que les responsabilités de la personne qui reçoit votre enfant.

Dans certains cas, la vie à la maison devient intolérable pour toute la famille. Si votre enfant a plus de 16 ans, il est possible de faire appel à un organisme d’hébergement communautaire, tel que l’Auberge du coeur l’Envolée pour les jeunes âgés entre 16 et 23 ans. Celle-ci offre 16 places d’hébergement pour un répit lors d’une crise familiale (médiation familiale pour un retour au sein de la famille). Cette solution est possible avec votre accord et celui de votre enfant. Pour les personnes de plus de 18 ans, l’hébergement de l’Aviron , L’Envolée et du TRIL sont des ressources disponibles.