AGIR pendant la fugue

Vous vous sentez coupable ou dépassé… Vous avez peut-être même envie de baisser les bras… Pourtant, vous désirez aussi assumer votre rôle de parent.

1. Contactez ses amis, parlez à leurs parents

Certains parents hébergent parfois les amis de leur enfant sans vérifier leur âge ou sans savoir s’ils ont eu l’autorisation de leurs parents. De plus, ces parents peuvent obtenir, plus facilement que vous, de l’information sur votre enfant. Parfois, les amis détiennent de l’information, mais ne veulent pas trahir leur camarade. Si vous parlez directement aux amis de votre enfant, demandez-leur clairement de lui mentionner, s’il les contacte, que vous souhaitez recevoir un appel de sa part.

2. Contactez la famille

Lors d’une première fugue, une majorité de jeunes vont chez des personnes de leur entourage : une sœur, un frère, une tante, un oncle, des amis de la famille ou un ex-conjoint du parent, par exemple. Comme votre enfant peut avoir parlé à ces personnes, elles ont peut-être des renseignements sur la raison de sa fugue. Demandez-leur de vous informer rapidement si votre enfant les contacte ou s’ils apprennent quoi que ce soit de nouveau à son sujet.

3. Faites appel aux policiers

Composez le 911 dès que vous avez accumulé suffisamment d’indices vous permettant de croire que votre enfant est en fugue.

Un policier se rendra sur les lieux pour recueillir tout renseignement permettant de retracer votre enfant. Il produira un rapport d’événement portant un numéro de référence que vous utiliserez lors de vos communications avec l’enquêteur affecté à votre dossier. De plus, le SPL diffusera l’avis de fugue auprès de l’ensemble des services policiers du Québec. 

4. Considérez la possibilité d’un signalement

Déclarer une fugue à la police n’entraine pas nécessairement un signalement et une intervention par la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ). Le DPJ intervient uniquement dans les situations où des indices de compromissions sont présents ET lorsque les parents ne prennent pas les moyens pour assurer la protection de leur enfant OU que l’enfant de 14 ans et plus s’oppose aux services d’aide proposés.

Pour plus d’informations sur comment effectuer un signalement au DPJ, cliquez sur le bouton ci-dessous.

Coordonnées du DPJ pour la région de Laval

Numéros de téléphone : 450 975-4000 ou

Numéro sans frais : 1 888 975-4884

5. Relancer les proches et collaborez avec les intervenants communautaires ou des services sociaux.

Il est possible que votre jeune fréquente un organisme comme le TRIL ou une Maison des Jeunes dans son quartier. Quoique ceux-ci soient tenus de garder certaines informations confidentielles sur votre jeune, les intervenants communautaires sont des personnes de confiance pouvant faire le pont entre vous et votre adolescent pour faciliter la communication. 

6. Prenez soin de vous

En comprenant que la fugue de votre enfant puisse être une épreuve difficile et épuisante, ne demeurez surtout pas seul et communiquez avec des intervenants des organismes communautaires ou des services sociaux. Leur soutien vous permettra de parler ouvertement de ce que vous vivez, de faire la part des choses et vous donner des trucs pour mieux gérer votre stress.

Il peut être facile de s’oublier et que la fugue prenne toute la place dans votre esprit, d’où l’importance d’avoir des gens de confiance à qui vous confier, des activités et/ou des loisirs qui vous font du bien. Par exemple, joindre un groupe de discussion pour les parents peut vous montrer que vous n’êtes pas seul à vivre un défi comme la fugue et créer un sentiment d’appartenance.

se préparer au retour du jeune.

Choisir de mieux se disposer à l’accueil de votre jeune à son retour afin d’offrir un climat familial propice au maintien du lien.